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Octobre

L’acte missionnaire est à l’intérieur du coeur, de l’histoire de chaque croyant, est l’engagement, l’appel, l’urgence écrite dans notre foi. “Gare à nous si nous n’évangélisons pas”, en sachant que la première parole est notre vie vécue.
Le service des chrétiens à l’humanité, fait de concrétisation gratuite et désintéressée, dilate l’être de Jésus pour arriver à tous ceux qui sont dans le malaise, dans la souffrance, dans la pauvreté, dans l’injustice.
Quand nous avons envoyé les sept premiers jeunes missionnaires au Liberia, je les ai invités à regarder tout ce qu’ils allaient découvrir avec les yeux d’un bambin, avec émerveillement. Il faut s’étonner! C’est-à-dire regarder la vie non avec les yeux de la peur, en pensant: “Qui sait ce qui m’arrivera à présent!”, mais avec les yeux de la confiance. Les enfants sont ainsi: ils regardent la vie avec espérance, avec un coeur ouvert.
Dans les premiers jours de notre mission africaine, durant les fréquents déplacements à pied d’un lieu à l’autre, en passant dans les villages, les enfants étaient les premiers à approcher nos garçons, à les regarder, à les montrer. L’un touchait l’autre et disait: “White man, white man!”, “Un homme blanc, un homme blanc!”. Après quelqu’un osait, surmontait la peur et venait les toucher. Ils touchaient les mains... et puis les jours suivants déjà ils s’approchaient et “agitaient la main”. Ils regardaient ces “hommes blancs” avec des yeux émerveillés. Il faut apprendre à accueillir ce que la vie nous donne dans l’émerveillement et dans la joie de découvrir ce que Dieu prépare pour nous, tous les jours.
C’est la foi. C’est la mission. L’homme, quand il croit, quand il accueille avec émerveillement la vie, donne un espace à la bonté dans son coeur. Quand quelqu’un est bon, il montre le visage de Dieu et, qu’il le sache ou non, fait émerger de son coeur l’image de Dieu. La bonté est la semence de Dieu mise au fond de nous. Et la bonté touche les coeurs. On peut être même un ennemi, on peut être quelqu’un de lointain, mais si on a le coeur bon, tous s’en aperçoivent. Beaucoup, dans les missions, demandent à nos garçons: “mais qui êtes-vous? Que faites-vous ici? Combien vous paie-t-on?”. Quand ils disent: “Rien”, les autres n’y croient pas! Ils ne croient pas qu’il puisse y avoir des “hommes blancs”, des jeunes qui, sans être prêtres, vont en Afrique, en Amérique du Sud, vont gratuitement pour faire le bien, pour vivre la bonté du coeur. Pourtant je peux vous témoigner que depuis des années je contemple avec émerveillement le miracle de voir des garçons et des filles, qui étaient détruits au-dedans et au dehors, devenir bons, capables de gestes d’amour, capables de donner dans la gratuité; sans aucun intérêt, aimer, servir, travailler, transpirer, peiner, racheter leur vie qui n’avait pas été bonne, en montrant que, quand l’homme rencontre Dieu, il sort de son coeur la meilleure partie: la bonté.
Que le Seigneur nous guide sur cette route, accompagne chacun de nous, parce que Dieu désire que nous connaissions la vraie joie, que nous vivions une vie tranquille et sereine, confiée en Lui, que nous apprenions à prier et à donner, à faire des gestes de générosité, à planter des semences d’espérance dans la vie de l’humanité autour de nous, pour que Dieu, l’espérance et la lumière refleurissent, pour que tous les hommes puissent être sauvés et puissent connaître la vérité.

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