ItalianoHrvatskiEnglishFrançaisDeutchEspañolPortuguesePo PolskuSlovakia     

 

Laura

Je désire partager avec vous le don de pouvoir faire partie de la famille du Cenacolo. Je m’appelle Laura et j’ai grandi dans une famille où Dieu était présent. Quand nous enfants étions petits, mes parents ont vécu une conversion forte et pendant toute une période à la maison, on priait tous ensemble le soir: je me rappelle avec émotion quelques moments forts vécus dans la foi. De caractère j’étais plutôt renfermée, peureuse et je gardais tout à l’intérieur de moi: émotions, désirs, peurs ... et souvent j’exigeais que les autres devinent ce que j’étais en train de vivre. En famille c’était difficile de parler de soi, de dialoguer de choses profondes et souvent on respirait une atmosphère tendue. Je me rappelle beaucoup de moments à table où nous enfants avions de belles “figures allongées”. Mes parents devant nos “moues” ne savaient pas quoi faire et moi je ne réussissais pas à surmonter la distance que je mettais. Je ne savais pas m’excuser ni pardonner dans la simplicité: je faisais semblant de rien et je continuais ainsi. A l’école j’étais sage, je m’engageais dans l’étude, dans l’apprentissage de choses nouvelles, et le sport m’a aidée à  “ne pas m’écarter du droit chemin” dans la vie. Il subsistait cependant en moi une insatisfaction profonde: je n’étais pas sûre de qui j’étais et de ce que je voulais faire dans la vie, je vivais beaucoup de complexes d’infériorité qui me faisaient perdre de vue l’essentiel et je me sentais bloquée dans la peur de rater. Je ne réussissais pas à regarder avec espérance mon avenir: je vivais une tristesse intérieure et un vide qui me faisaient percevoir le besoin d’aide. J’avais alors abandonné depuis quelques années la foi simple et vraie que j’avais petite, mais, à travers les études universitaires, Dieu a trouvé le moyen pour que je me rapproche de Lui: un examen obligatoire de théologie m’a conduite à relire la vie de quelques Saints et je me suis dit: “Si tout cela est vrai, je dois donner une réponse! Je crois ou non?”
Et de là est partie ma recherche de Dieu et donc du vrai bonheur. J’ai commencé à fréquenter des groupes de prière, communautés, réalité de foi, mais je ne réussissais à m’arrêter nulle part: face aux premières difficultés dans les relations, je me fermais et je m’en allais. Dans un pélerinage à Medjugorje, j’ai connu la Communauté et j’ai eu une rencontre “foudroyante” avec Mère Elvira.
En saluant notre groupe, Mère Elvira nous a demandé: “Vous croyez en Jésus-Christ?”. Nous avons répondu automatiquement: “Oui”. Et elle: “Bien, maintenant bas les masques: croyez-vous en Jésus-Christ?”. A ce moment, mon masque d’apparent bonheur est tombé et sans comprendre ni comment ni pourquoi j’ai commencé à pleurer: toute ma tristesse est sortie. Je me rappelle son embrassade, son regard et son invitation à aller la trouver. En lisant ces témoignages sur le journal, je sentais le besoin de cette vie, mais j’avais encore beaucoup de peur de me jeter. Quatre années sont encore passées, durant lesquelles je me suis adressée à la psychothérapie, qui m’a soutenue beaucoup à différents moments, mais qui pouvait m’aider seulement jusqu’à un certain point.
Avec l’entrée de mon frère en Communauté pour des problèmes de drogue, Dieu m’a donné le coup de pouce pour me décider à faire un pas moi aussi: au début je le faisais pour lui, pour qu’il me sente proche, mais ensuite j’ai continué pour moi. D’abord en participant aux rencontres mensuelles pour les filles “externes” et ensuite en vivant une forte expérience communautaire de quarante jours, j’ai touché du doigt combien j’étais fragile et combien la vie de la Communauté pourrait m’aider à guérir et me raffermir. La façon simple de s’habiller, le travail bien fait, les pâtes et les moments de joie ensemble, les petites victoires sur les peurs, la foi concrète, m’aidaient à comprendre qui j’étais vraiment et de quoi j’avais besoin. En réentrant en Communauté pour une période plus longue, j’ai pu expérimenter que la vérité me rend libre et me donne la vraie joie. Apprendre à m’excuser, à remercier, à dire ce que je pense dans la paix, à me faire connaître pour celle que je suis...m’a rempli le coeur de paix et m’a fait comprendre que j’étais sur le bon chemin. Enfin je ne devais plus m’enfuir! J’ai retrouvé confiance en moi-même, découvrant qu’avec un peu de courage, je suis capable de faire plus de choses que je ne le pense, choses que sans le coup de pouce de la Communauté je n’aurais jamais été capable de réaliser. Aujourd’hui je sens que Jésus ressuscite concrètement à l’intérieur de moi dans chaque chose que je vis et me donne la liberté de servir avec joie. Je suis en train d’apprendre jour après jour à croire plus, à m’ouvrir, à reconnaître les merveilles que Dieu opère dans ma vie. Je remercie beaucoup mes parents parce qu’ils m’ont soutenue dans chaque choix et parce qu’ils sont pour moi un grand exemple et soutien: ils prient ensemble et s’engagent dans un chemin de foi et de service.

Print this pagePrint this page