ItalianoHrvatskiEnglishFrançaisDeutchEspañolPortuguesePo PolskuSlovakia     

 

Annalisa

Je suis Annalisa et je viens de la province de Belluno; depuis quelques années je vis dans la Communauté Cenacolo avec mon fils Dylan.
Les premiers souvenirss que j’ai de mon enfance sont positifs: je sentais l’amour de mes parents et j’étais sereine. A l’âge de neuf ans, à cause d’une série de situations vécues en famille, a commencé une période très sombre de mon histoire.
Je me souviens que je ruminais les querelles et les sentiments négatifs que j’éprouvais, mais je n’étais pas capable d’exprimer et de partager ce qui me blessait. A l’école souvent je m’isolais de mes compagnes à cause de ce que je vivais. Plus je grandissais et plus les difficultés pour affronter les moqueries que parfois je recevais à cause de mon caractère fermé et sensible, étaient grandes.
J’avais souvent peur et n’ayant pas reçu  une éducation chrétienne en famille, dans mes moments obscurs je ne faisais rien d’autre que couver de la colère envers les autres. Ma tendance vers une introspection exagérée me faisait penser que je ne guérirais jamais de certaines blessures. Le désir faux d’être différente était toujours plus fort, je voulais transgresser de n’importe quelle façon. J’admirais les personnes qui semblaient “fortes” et je voulais être comme elles. En fréquentant les études supérieures la possibilité de connaître de mauvais groupes augmentait, et là j’ai commencé ainsi à anesthésier ma conscience et ma mémoire avec tout ce que je pouvais: d’abord avec l’alcool, ensuite dans les relations superficielles et enfin avec la drogue. Je m’éveillais le matin avec un poids sur le coeur qui m’écrasait.
Consciente que j’étais en train de blesser mes parents qui déjà commençaient à avoir quelque soupçon, je cherchais encore à maintenir avec eux le masque de la “brave fille”, en devenant maîtresse  dans la fausseté. Je me souviens ensuite que dans les moments les plus obscurs, j’hurlais vers Dieu, spécialement quand je me sentais seule. Ensuite une lumière est apparue dans les ténèbres: la naissance de mon fils.
Par amour pour lui j’ai réussi de rester propre pendant quelque temps, mais ensuite je suis retombée encore plus bas. Durant cette période j’ai touché le fond: je me sentais toujours plus vide et ratée, tant comme fille que comme mère, tant comme amie que comme compagne.
Ma mère, consciente de ma situation et après avoir expérimenté sa conversion, me proposa un pélerinage avec toute la famille à Medjugorje. Ce fut le tournant de ma vie, j’ai eu la certitude que ce Dieu que j’invoquais dans les moments difficiles existait vraiment et qu’il avait une Mère qui m’aimait: Marie. J’ai assisté à un témoignage des garçons du Cenacolo, au Camp de la Vie, et de là l’arrivée en Communauté ne s‘est pas fait attendre.
Aujourd’hui je remercie de tout mon coeur mes parents parce que là je les ai vus vraiment unis dans la lutte pour que moi j’entre, et cela m’a transmis la force de choisir le bien.
A peine entrée, j’ai respiré un air de “maison”; je ne me sentais plus différente ni seule et grâce à mon “ange gardien”, la fille qui m’a accueillie et qui s’est occupée de moi, j’ai commencé à ressentir l’amitié vraie. Ce n’est pas toujours facile de comprendre que derrière chaque correction fraternelle, il y avait la recherche de mon bien, mais la confiance a grandi toujours plus. Petit à petit j’ai appris à partager dans la vérité ce qui me faisait souffrir de moi et des situations vécues, en ouvrant ainsi mon coeur à la vérité. Ce fut difficile de me confronter avec ma fausseté, désormais incarnée,  mais l’exemple de beaucoup de filles qui disaient avec liberté leurs manques m’a aidée à comprendre combien la miséricorde de Dieu est grande.
Chaque fois que je me trompais et que je le disais, j’ai eu la preuve de l’affection des personnes de l’entourage: elles conservaient leur confiance en moi, et cela a guéri énormément de blessures et de peurs que je portais à l’intérieur.
Aujourd’hui je me sens vraiment privilégiée aussi pour tout ce que je peux apprendre sur l’éducation des enfants; c’est vraiment un trésor que je suis en train de recevoir et qui m’aide chaque jour dans la relation avec mon fils. Je remercie infiniment la Communauté parce qu’elle est en train de me donner les instruments pour changer et transmettre les valeurs chrétiennes aussi à mon fils.
Je sais que j’ai encore beaucoup de pas à faire, mais je désire grandir toujours plus comme femme et comme maman. Grâce à une foi concrète faite de gestes de vie et d’amour, je suis en train d’apprendre la valeur de la gratitude qui me fait apprécier et remercier pour chaque don reçu.
Je veux confier à Marie tous ces garçons et ces filles qui demandent de l’aide à la Communauté, pour qu’ils puissent retrouver comme moi la joie de la vie vraie.

Print this pagePrint this page