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Lena

Si quelqu'un, un jour, m'avait dit que j'aurais lu la Bible et que j'aurais trouvé le bonheur dans la foi en Dieu, je ne l'aurais jamais cru. Aujourd'hui, je peux dire que ma joie, justement, je la trouve en Jésus Christ!
Je m'appelle Lena et je suis très contente d'avoir découvert que la vie est un don précieux et qu'elle vaut plus que toute chose au monde!
Dans l'enfer le plus profond de mon passé, là où j'ai senti une immense solitude, un grand vide, je me suis rendue compte que mon existence était absurde, Dieu est alors venu à ma rencontre à travers la Communauté du Cénacle, et m'a sauvée, me redonnant l'envie de vivre! Aujourd'hui, j'ai la grâce de vivre dans cette maison de Dieu et je remercie la Communauté qui m'a accueillie comme j'étais, les mains vides et sans rien me demander. Je suis entrée à vingt ans, après plusieurs années de toxicomanie, dévorée par une colère qui s’exerçait contre moi-même, contre mes parents, contre la société. Je me sentais fatiguée et morte au fond de moi, à cause du mal que j'avais fait. Je n'avais pas fini mes études et je devais voler pour pouvoir survivre, vivant tous les jours dans le mensonge. Devant les autres, je faisais semblant d’être toujours forte, impulsive et décidée, mais dans mon cœur je sentais tout autre chose: insécurités, peurs et de nombreux pourquoi auxquels je ne trouvais pas de réponse. Les amitiés que je construisais n'étaient pas stables et tournaient court, parce qu'elles ne reposaient pas sur l’amour vrai mais sur l’intérêt. Avec la drogue, j'avais l'impression d'avoir trouvé la sécurité et cette vie nouvelle dont j’étais à la recherche. Ce n’était qu’une liberté factice qui m'a rapidement rendue esclave. En menant ce genre de vie, j'ai blessé les personnes qui m'aimaient, surtout mes parents. Dans mon cœur, la confiance avait fait place au doute, à la froideur et à la suspicion à l’égard de tout et de tous. Je ne croyais plus en moi-même et je n’espérais plus pouvoir vivre un jour une vie différente.
C’est pour cela que les premiers mois de Communauté ont été très durs, et plus d’une fois j’ai voulu tout laisser tomber et m'enfuir. Il m’était très difficile de croire à l’amour des autres car j'étais très orgueilleuse et je ne manquais pas une occasion de me justifier en raison de la peur de ne pas être acceptée par les autres filles, d’autant plus que l’angoisse de la vérité me bloquait. Mais malgré ces difficultés, je commençais à percevoir la patience et la confiance de la Communauté à mon égard: j'ai senti le véritable amour.
Ceci m'a donné la force de continuer et le désir de m'ouvrir plus et d'avoir confiance.
Ma principale difficulté était celle de croire en Dieu et de prier! Je viens d'une terre où, pour des raisons politiques, le peuple a oublié Dieu. Ma famille, pas plus que moi, n’allions à l’Eglise. Mes parents m'ont toujours donné beaucoup d'amour, mais cet amour ne me suffisait pas car j’étais à la recherche d’un sentiment plus profond, dont eux-mêmes ignoraient probablement l’existence.
En Communauté, je me suis retrouvée au milieu de filles, chacune ayant un passé douloureux, issues de tous les coins du monde, d’âges différents... mais qui savent prier ensemble devant le Saint Sacrement. Même si je ne croyais pas, ces moments m'émouvaient et commençaient à toucher mon cœur. Après la prière, j’observais chez les filles un changement: elles étaient plus sereines, elles souriaient davantage. La Messe et le partage m’ont rapprochée de Dieu et en moi, s'est allumé une petite lumière d'espérance qui m'a permis de m'accepter avec toutes mes fragilités et de pouvoir regarder Jésus dans les yeux.
L'amour de Dieu m'a fait comprendre que Lui seul est en mesure de connaître et de guérir les blessures que j'ai dans le cœur. En priant, j’ai remarqué que jadis je n'étais pas capable de gérer correctement ma liberté et qu'en cherchant la joie et le vrai sens de la vie en occultant la foi, j'avais de nombreuses fois dit "oui" au mal.
Une valeur précieuse que j'ai reçue en Communauté est celle du partage, d'un dialogue profond et vrai. Chez moi, avec mes parents, nous parlions, mais jamais de nous-mêmes ou de notre vécu. Nous évoquions seulement les choses matérielles, celles qui nous manquaient, l’argent qui ne suffisait jamais... et ainsi, petit à petit, nous nous sommes éloignés et la vie de tous les jours nous a séparés, chacun jetant l’ancre dans sa solitude, et dans la navrante impossibilité de se regarder dans les yeux et de demander à l’autre: "Comment ça va aujourd'hui?" Nous nous jugions et nous prétendions que c’était l’autre qui changeait; personne ne changeait, moi, j'ai fui dans la drogue. Aujourd'hui le dialogue est devenu un besoin quotidien qui m'aide à être bien et à vivre en paix avec moi-même et avec les autres.
La semaine communautaire que ma mère a passée à mes côtés, m’a permis de mieux la connaître, de la redécouvrir à la lumière, nouvelle pour elle, de la prière, et de faire connaissance avec les nombreux côtés positifs qui l’habitent et les multiples belles choses, que je ne voyais pas en elle autrefois. Ce qui m'a donné le plus de joie fut la possibilité de m'agenouiller avec elle dans notre chapelle pendant que nous priions le "Je vous salue Marie...", tout en remerciant de grand cœur la Sainte Vierge d’avoir permis à une petite famille perdue dans le monde, de rencontrer la miséricorde de Dieu, Père de tous.
Aujourd'hui, je suis certaine que le bien existe, que le pardon existe! Grâce à la Communauté, j'ai découvert l’amour authentique: la vie de Jésus, donnée gratuitement, pour nous, pour toujours!
Je suis en train de construire des amitiés vraies, parfois dans la souffrance, mais réelles et imprégnées de confiance. Mes journées sont riches de vie intérieure, de situations qui m’aident à grandir et à mûrir, de travail béni, car ce dernier me permet de me construire et de me donner plus que je ne l’imaginais. La couture, la guitare et la cuisine que j’ai apprises à la Communauté m’ont procuré beaucoup de joie.
Comprendre les besoins des autres et me laisser transformer par Dieu me remplit le cœur, et je ne veux pas perdre une seule minute de ma vie!
Avec Dieu dans le cœur, chaque jour est nouveau, parce qu’Il sait donner une saveur à toute chose et moi, je veux le suivre!

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