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Du cœur de la Communauté

LE CHEMIN COMMUNAUTAIRE DE LA PRIERE
L’Adoration Eucharistique (1ère partie)

 « Le trésor le plus précieux au monde »


Le chemin de renaissance que les jeunes vivent dans notre Communauté est un « miracle eucharistique ». C’est dans la prière personnelle et silencieuse vécue devant l’Eucharistie, le matin tôt ou au milieu de la nuit,  que la vie de ces jeunes change : leur conscience se réveille et se confie au pardon,  leur volonté trouve la force de persévérer  sur le chemin du bien, leur regard devient plus lumineux et s’ouvre à l’espérance.

Le cadeau le plus beau
Le cadeau le plus beau que la Communauté m’a offert est la rencontre avec Jésus Eucharistie à travers l’adoration personnelle.
Cette rencontre qui a lieu tous les jours me change, me transforme et me renouvelle. Grâce à elle je comprends qui je suis, je reconnais mes faiblesses mais je ne peux plus m'arrêter car la miséricorde de Dieu m'embrasse, me soulève et tout recommence toujours avec un élan et un regard nouveaux  envers moi et tout ce qui m’entoure.

 Veronica


Un grand réconfort
J’ai expérimenté pour la première fois la prière lorsque je vivais dans le désespoir des ténèbres. Dans ces ténèbres, j'ai vu une petite lumière, j’ai perçu quelque chose ou quelqu'un qui est plus grand que le monde et qui est plus fort que mon désespoir et le mal. J'ai crié vers Lui et Lui m'a répondu non avec des mots mais avec des faits, avec des personnes et des amis qui m’ont amené en Communauté, où j’ai été aidé à m’agenouiller devant l’Eucharistie pour apprendre à prier. Devant l’Eucharistie j’ai ressenti un grand soulagement, comme si mon cœur s’était libéré d’une énorme pierre. En pleurant, j’ai demandé pardon pour le mal que j’avais fait ; tout de suite j’ai ressenti Sa Miséricorde et qu'Il me serrait fort.   J’ai compris que ce « Quelqu’un » auquel j’avais demandé de l’aide, c’était Dieu, le Père de Jésus.  Maintenant je sais qu'Il est aussi le mien. J’ai expérimenté que Dieu existe et qu'Il marche à côté de moi tout au long de ma vie. J’ai décidé de me faire baptiser pour suivre ce Jésus qui m’a fait sortir des ténèbres en m’amenant vers une Lumière que maintenant je vois beaucoup plus fortement mais qui est également très facile à perdre. Pour cette raison, je dois être fidèle à cette rencontre quotidienne avec Lui présent dans l'Eucharistie qui est la prière, non seulement pour demander de l'aide mais aussi pour remercier de m’avoir donné la vie et pour qu’elle devienne un don d’amour pour les autres, comme Lui l’a été pour moi.

 Peter


 A la source de l’Amour
En tant que mariés, pouvoir se rencontrer tous les jours avec Jésus  dans l’adoration, nous donne beaucoup de force et d'espérance. Nous nous rendons compte que toutes les fois que nous trouvons le temps de rester devant Lui, nous sommes plus heureux, plus paisibles et plus unis. Nous reconnaissons que nous ne sommes plus seulement nous deux, mais que Jésus est avec  nous et que c’est Lui la vraie source de notre amour : Il nous guérit et nous renouvelle là où nous sommes encore faibles et fragiles. Parfois, nous vivons des moments difficiles où nous nous sentons lointains l’un de l’autre ; avec l’adoration nous nous rencontrons à la lumière de la Parole de Dieu et cela nous aide à nous pardonner et à recommencer.  Rencontrer Jésus dans le silence du Très Saint Sacrement nous aide à nous aimer toujours plus dans la vérité.

 Pawel e Julita


Le véritable ami à qui demander de l’aide
Je me souviens de mes premiers jours en Communauté : tôt le matin, tout de suite après le réveil, nous allions tous à la chapelle pour prier devant l’Eucharistie, qui pour moi n’était rien d’autre qu’un petit morceau d’hostie, de pain blanc. J’étais perplexe et embarrassé.  En ces moments, tout le mal que j’avais fait me revenait à l’esprit : autant je me sentais grand et fort dans ma vie de ténèbres, autant maintenant je me trouvais petit et pauvre ; pourtant, ce moment de prière avec mes frères me donnait la paix et me rendait l’espérance et la volonté de pouvoir changer ma vie. Avec le temps,  ce « morceau de pain » a revêtu un nom, c’était une présence pour moi : c’était « Jésus Eucharistie », le véritable Ami à qui je pouvais demander de l’aide. Grâce à l’aide de mes frères, j’ai commencé moi aussi à expérimenter l’Adoration Eucharistique personnelle, d’abord le soir et ensuite au cœur de la nuit : maintenant je ne pourrais plus m’en passer. Devant Lui, jour après jour, a grandi en moi la certitude sereine que j’avais trouvé cet endroit, cette maison que j’ai tant désirée depuis toujours. J’ai commencé à faire confiance en ses temps à Lui qui ne sont pas les miens, j'ai appris à remercier chaque jour pour le grand don de la vie. Aujourd’hui je réussis à vivre le silence comme un don, comme un moment d’écoute dans la sérénité. Mon vide s’est rempli de Jésus, c'est Lui mon médicament.  Aujourd’hui je Le laisse décider ce qui est le mieux pour moi : sa volonté est ma vraie joie.

 Matteo



Benoit XVI – tiré du livre « Lumière du Monde »
« Votre foi a-t-elle changé depuis que, comme Pasteur Suprême, vous êtes responsable du troupeau du Christ ? On a parfois l’impression que votre foi est devenue plus mystérieuse, plus mystique.
Je ne suis pas un mystique. Mais c’est exact qu’en tant que Pape, il y a encore beaucoup plus de raisons de prier et de s’en remettre entièrement à Dieu.  En fait je me rends compte que quasi tout ce que je dois faire, je ne pourrais pas le faire seul.  Ne serait-ce que pour cette raison, je suis pour ainsi dire forcé de me mettre dans les mains du Seigneur et de Lui dire: « Fais-le Toi, si Tu le veux ! ». En ce sens, la prière et le contact avec Dieu sont encore plus nécessaires maintenant, mais aussi plus naturels, et plus spontanés qu’auparavant.

Dit en termes profanes : existe-t-il une sorte de « liaison directe » avec le Ciel, ou quelque chose comme une grâce d’état pour votre ministère ?
Oui, parfois j’ai cette impression.  Dans le sens que je pense : «  Voici, j’ai pu faire une chose qui ne venait pas de moi. Maintenant je m’en remets à Toi » et je m’aperçois que, oui, il y a là une aide, quelque chose se fait qui ne vient pas de moi-même.  En ce sens, on fait totalement l’expérience de la grâce d’état.
 
Et Pape Benoît, comment priez-vous?
En ce qui concerne le Pape, lui aussi est un pauvre mendiant devant Dieu, plus encore que tous les autres hommes.  Naturellement je prie toujours avant tout le Seigneur, avec lequel je me sens lié pour ainsi dire par une vieille amitié. Mais j’invoque aussi les saints. Je suis un grand ami d’Augustin, de Bonaventure et de Thomas d’Aquin. Je leur dis aussi : « Aidez moi » !  Et la Mère de Dieu est toujours de toute façon un grand point de référence. En ce sens, je pénètre dans la communauté des Saints. Avec eux, raffermi par eux, je parle ensuite aussi avec le Bon Dieu, surtout en mendiant  mais aussi en remerciant ou  content tout simplement.

 

 Le témoignage de Mère Elvira au Synode des Evêques sur l’Eucharistie en octobre 2005, démontre clairement ce que la présence de l’Eucharistie opère dans les cœurs des jeunes qui sont accueillis dans nos fraternités. Voilà pourquoi nous la republions ici afin de l'utiliser comme un guide tout au long de ces pages dédiées à l’Adoration Eucharistique. 

Témoin de la puissance de l’Eucharistie

...Je suis une sœur pauvre et simple. Je n’ai ni l’instruction ni la culture pour m’engager dans les discours approfondis de ces jours -ci.  Mais j’ai la joie de vous communiquer que je suis témoin de ce que Dieu opère à travers l’Eucharistie aujourd’hui.
Le Saint Père disait que la rencontre avec Dieu crée toujours un dynamisme nouveau : c’est ce qui est arrivé dans ma vie quand, devant l’Eucharistie, j’ai commencé à m’apercevoir de la douleur profonde de beaucoup de jeunes dans la rue, à écouter leur cri de solitude qui rejoignait mon cœur et quand j’ai renouvelé mon oui à Dieu en me laissant pousser par ce "sursaut » de foi qui m’invitait à un nouveau départ.
L’Eucharistie nous fait entrer dans le cœur de l’histoire qui est en nous et autour de nous. Jésus m’a envoyée vers ces jeunes qui marchent en lambeaux sur nos places, avec la tristesse de la drogue dans le cœur, avec la faim et la soif de donner un sens à leur vie qu’ils n’ont pas encore trouvé. Quelle méthode thérapeutique ou médicament pouvais-je leur proposer ? Aucune pilule ne donne la joie de vivre et la paix dans le cœur ! Par amour et respect envers eux, je ne voulais en aucune façon les tromper ; je leur ai proposé ce qui m’a aidée beaucoup de fois en me redonnant la confiance et l’espérance : la force de la Miséricorde de Dieu et de la prière eucharistique. Dès le début, certaine que Lui ne déçoit pas, je leur ai demandé sans peur, de s’agenouiller devant le Pain de la Vie présent dans toutes nos maisons grâce à la bonté des Evêques. L’un d’entre eux me dit : « Je suis athée, je ne crois pas, je ne comprends pas ». Je lui réponds que l’Eucharistie ne se comprend pas avec la tête mais qu’on l’expérimente dans le cœur. “Si tu t’agenouilles devant Lui avec confiance et que tu Lui ouvres ton cœur, tu sentiras que son humanité présente dans l’hostie consacrée réveille ta vraie humanité et l’image de Dieu en toi resplendira à nouveau ». Puis, je les revois après quelques mois et ils me disent : « Je me sens changé ! ». Et je vois une lumière nouvelle dans leurs yeux. C’est le « miracle eucharistique » que je contemple depuis des années. Rester en adoration devant cette présence silencieuse, réveille et fait hurler leur conscience, l’éclaire sur le bien et le mal, l’accompagne vers la Miséricorde de Dieu dans la Confession, la pousse à se nourrir à nouveau de ce corps du Christ qui donne vigueur dans leur chemin. La Vérité du Christ en eux se fait alors liberté vraie et totale, cette liberté qu’ils avaient cherchée partout sur les routes du monde.
C’est impressionnant de voir comme le développement de la Communauté est lié à l’Eucharistie, qui crée un dynamisme non seulement personnel mais de masse. Au début, quelques jeunes ont commencé à se lever pendant la nuit pour faire une adoration personnelle.  Puis, tous les samedis soir, qui pour eux étaient la soirée de la guindaille, des ténèbres, ils ont décidé de s’agenouiller entre deux heures et trois heures du matin, dans toutes nos cinquante communautés et plus, afin de prier pour les jeunes qui cherchent la joie dans les fausses propositions du monde. Ensuite est venu le moment où ils ont décidé de commencer l’Adoration perpétuelle.
Cela a signifié un nouveau tournant dans l'histoire de la Communauté: des jeunes venant des quatre coins du monde sont entrés dans nos maisons et les fraternités se sont multipliées, les missions pour les enfants de la rue en Amérique latine se sont ouvertes, les vocations de familles et de frères et sœurs consacrés à Dieu sont nées ; dans cette œuvre de Dieu a explosé ce que Le Saint Père, à Cologne, a appelé la révolution de l’Amour.
J’ai voulu vous raconter avec simplicité un morceau de notre histoire pour rendre grâce à Jésus qui dans l’Eucharistie nous a donné le trésor le plus précieux au monde, le médicament le plus efficace pour soigner les blessures du cœur, la lumière la plus extraordinaire pour sortir des ténèbres du mal.
Les jeunes avec qui je vis depuis tant d’années, ont été pour moi, religieuse, le témoignage que l’Eucharistie est vraiment la présence vivante du Ressuscité ; là non seulement se réalise et se renouvelle sa mort et sa Résurrection  mais  nos vies mortes entrent aussi dans sa Résurrection.  Vraiment, si quelqu’un est en Christ, il est une créature nouvelle!
Merci de m’avoir écoutée.
 


 

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