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Histoire

Fraternité « Vierge de la Divine Providence » - Lourdes 1999, France

L’histoire de la Communauté Cenacolo en France est née à Adé, près de Lourdes où la Sainte Vierge a déjà voulu une de nos maisons en 1993, une maison qui accueillait  environ une vingtaine de jeunes et qui aujourd’hui est la première fraternité féminine en France. Mais dès notre arrivée à Adé, un ami nous avait amené voir une grande propriété avec une maison, sur une colline en face de la grotte, convaincu que cette maison était idéale pour nous. Chaque fois que Sœur Elvira revenait à Lourdes, cet ami revenait avec sa conviction. Mais l’endroit nous semblait trop grand et trop beau pour penser à une maison de ce genre pour la Communauté. Lorsque la question semblait désormais laissée de côté définitivement, également à cause de l’ouverture d’autres fraternités, les garçons qui étaient devenus nombreux dans la fraternité d’Adé désormais achevée, en rencontrant l’ami qui les avait amené voir « l’habituelle » propriété, ont rallumé le « feu », en commençant à aller à la grotte tous les jours, même la nuit et ce pendant une longue période et en faisant prier des tas de gens. Les jeunes ont donc frappé de nouveau à la porte de la Maison Mère de Saluzzo… et la réponse a été « si la Sainte Vierge la veut, elle se l’achètera »… et le miracle a eu lieu ! En l’espace de quatre jours, la Sainte Vierge nous a confirmé qu’elle la voulait vraiment à travers la providence, en nous envoyant le montant exact qui avait été demandé pour la maison. Ceci a été, pour toute la Communauté un grand signe d’amour de la Vierge de Lourde pour nous et un signe d’encouragement pour notre œuvre. Nous avons appelé cette fraternité « Vierge de la Divine Providence », justement car elle a été un signe fort et concret de l’amour,  de la miséricorde et de la charité de Dieu pour nous.
Douze garçons sont partis en 1999 pour ouvrir cette maison qui était abandonnée depuis environ dix ans. Nous avons commencé à faire le ménage entre les ruines et à dégager les décombres, dispersés un peu partout. Le plus rapidement possible une partie de la maison est devenue habitable, naturellement tout de suite avec une petite chapelle pour nourrir, en plus du corps, surtout l’âme. La prière est indispensable pour choisir le bien et pour affronter les premières difficultés de l’ouverture, pour construire l’amitié dans la vérité, pour construire les bases solides sur lesquelles s’appuieront beaucoup d’autres jeunes après nous. Vivre ensemble dans la paix serait vraiment impossible sans la prière !
Les travaux du reste de la propriété ont commencé et continuent encore aujourd’hui, grâce à la présence de Marie, qui ces cinq dernières années a touché le cœur de nombreuses personnes qui nous ont aidé beaucoup et qui à leur tour ont reçu d’énormes bénédictions de Dieu. La rencontre d’un très cher ami, maître chantier,  a été une autre énorme providence. La Sainte Vierge n’a pas seulement pensé à l’acquisition de la maison, mais également à sa reconstruction. Avec un débit de gratitude à l’égard de la Sainte Vierge, cet ami a décidé de nous aider dans la restructuration de tous les locaux existant sur la propriété ! Incroyable, mais vrai ! 
Comme ça on a réussi à transformer une grange pour cochons en une grande salle d’accueil pour les pèlerins ; un grand poulailler en trois petits appartements chauds et une grange pour les vaches en une grande chapelle lumineuse.
Accueillir les garçons français a été difficile, surtout au début. Les convaincre à rester était presque impossible ; à l’extérieur ils recevaient tout de l’Etat : l’argent, une maison… et ils pouvaient se droguer sans problèmes, alors que nous leur proposions l’absence totale de n’importe quelle substance et une vie certainement pas commode et simple. Ca a vraiment été une dure lutte qu’on a réussi à vaincre seulement avec la force de la foi et de l’amour.
Aujourd’hui, dans la fraternité «Vierge de la Divine Providence nous sommes presque cinquante garçons de quinze nationalités différentes, avec une vingtaine de français présents et beaucoup in attente de pouvoir entrer ! Les dernières années les rapports avec l’évêque local, Monseigneur Jacques Perrier et avec les prêtres qui gèrent le « Sanctuaire de la Vierge de Lourdes »,  ont beaucoup amélioré. La Communauté a été très bien reconnue et acceptée par la ville de Lourdes. Un des premiers fruits de l’amitié et de la confiance qui nous entourent, est la possibilité qu’ils nous ont donnée d’animer une heure d’adoration au « Sanctuaire », chaque premier samedi du mois. C’est un grand don pour lequel nous sentons de vouloir vraiment remercier de tout cœur la Sainte Vierge qui ne nous abandonne jamais par sa présence discrète mais fidèle !
En plus d’être la « capitale française » de la prière, Lourdes est un endroit où la foi se touche et se voit à travers la présence de Marie qui agit dans les cœurs des pèlerins de façon indélébile. De voir tant de malades avec une lourde croix qui, grâce à Elle retrouve la sérénité de la porter dans la paix, nous aide beaucoup, à nous les jeunes, à apprécier et à aimer ce don précieux qu’est la vie que nous avons refusé et écrasé si longtemps. Les nombreux pèlerins qui passent aujourd’hui dans nos trois fraternités sont accueillis et guidés pour la visite de la maison, restauré, mais le plus grand service que nous offrons sont les « témoignages » de notre vie passée qui aujourd’hui est née de nouveau à la lumière de Dieu à travers la prière et sous la conduite forte et sûre de la Communauté. Avec les témoignages nous arrivons à guérir et à nous libérer de nos blessures et de toutes nos peurs et cela est une grâce de Dieu pour nous. En racontant d’une manière libre et vraie, nous sommes des instruments entre les mains de Marie pour redonner espérance, courage et confiance à qui se trouve sous la croix de situations familiale difficiles et lourdes.
L’histoire de Lourdes continue et il est beau de voir que la Sainte Vierge nous a voulu ici pour quelque chose de grand qu’elle œuvre dans tous ces garçons et filles qui ont le don de parcourir, en ce lieu béni, une partie de leur chemin.
          (Extrait de la revue Résurrection – Mars 2005)

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